Febelgra opte pour une coopération renforcée dans les secteurs de l’impression, de la signalétique et de la communication visuelle
Febelgra souhaite renforcer son rôle de fédération sectorielle tout en créant davantage de liens entre les organisations actives dans l’impression, la signalétique et la communication visuelle. C’est la conclusion de l’exercice stratégique lancé par le conseil d’administration cet été. Le président, Thijs Claes, explique cette orientation dans First Impression, le magazine de la fédération.
L’évolution des modèles économiques, le flou croissant des frontières entre les activités et les défis liés à la numérisation, à la durabilité, aux talents, à la réglementation et à la consolidation : ces évolutions dans le secteur graphique ont incité Febelgra à réexaminer également son propre fonctionnement.
La question centrale était de savoir si l’organisation de la fédération correspondait encore suffisamment à la réalité des entreprises et aux défis auxquels elles sont confrontées. Selon le président, Thijs Claes, cet exercice ne signifie pas une rupture avec le fonctionnement actuel. Le soutien et la représentation du secteur graphique restent la base, mais Febelgra souhaite déterminer plus clairement où elle peut faire la différence et où la coopération est plus avantageuse.
« Nous ne devons donc pas nécessairement couvrir davantage de terrain ni vouloir tout faire nous-mêmes », déclare Claes. « Nous voulons plutôt examiner plus attentivement l’expertise déjà disponible, déterminer qui peut le mieux assumer quel rôle et voir comment nous pouvons nous renforcer mutuellement. »
Un champ d’action plus vaste
Une première conclusion du processus stratégique est que le secteur graphique est de plus en plus étroitement lié à des activités connexes. L’impression, la signalétique, la communication visuelle, la technologie et la finition s’inscrivent dans un champ d’action commun, que Febelgra décrit comme l’écosystème de l’impression, de la signalétique et de la communication visuelle.
L’industrie graphique en reste un élément central important. Dans le même temps, la fédération souhaite tenir davantage compte des entreprises, des organisations et des partenaires du savoir qui gravitent autour de ce noyau.
En désignant explicitement ce champ d’action plus vaste, Febelgra veut clarifier sa propre position ainsi que celle de ses partenaires potentiels. Selon Claes, la coopération n’est pas une fin en soi, mais un moyen d’avoir davantage d’impact pour les membres et le secteur.
Deux rôles pour Febelgra
Le conseil d’administration a précisé deux rôles. Le premier est la mission traditionnelle de fédération sectorielle : représenter et soutenir les membres. La défense de leurs intérêts auprès des pouvoirs publics, des partenaires sociaux et des autres parties prenantes reste une mission essentielle. Le soutien en matière de questions juridiques, de réglementation, de durabilité et de dossiers environnementaux est également maintenu. « Nous ne voulons pas réduire ce rôle. Au contraire, nous voulons le renforcer encore », souligne Claes.
Febelgra souhaite également jouer plus explicitement un rôle fédérateur. Dans le cadre du processus stratégique, celui-ci a été baptisé « orchestrateur de l’écosystème ». Concrètement, il s’agit de rassembler des organisations et des personnes, de cerner les défis communs et de mieux coordonner les initiatives.
Claes évoque l’expertise présente chez Febelgra même et au sein d’organisations telles que Fespa Belgium, VIGC et GRAFOC. L’objectif est de rendre ces connaissances plus accessibles aux membres, sans rassembler toute l’expertise au sein de la fédération ni reprendre le rôle d’autres organisations.
Quatre domaines de coopération
La mission fédératrice se concrétise dans quatre domaines : soutenir les membres, rapprocher la communauté au sens large, stimuler l’innovation et développer les talents. Chaque domaine requiert une expertise particulière et donc des partenaires différents.
Selon Claes, la coopération avec Fespa Belgium est un exemple concret de cette approche. Les deux organisations optent pour une stratégie commune, tout en préservant leur identité et leur expertise propres. Le principe repose sur un champ d’action commun et une ambition partagée, les organisations assumant des rôles complémentaires.
Pour les membres, cette approche doit se traduire par une solide représentation de leurs intérêts, un soutien pertinent et un accès aux connaissances adéquates. « Notre réussite ne se mesurera pas aux mots que nous mettons aujourd’hui sur papier, mais à la valeur ajoutée qu’en tireront nos membres demain », affirme Claes.
Impliquer les membres dans la mise en œuvre
L’orientation stratégique est définie, mais sa mise en œuvre concrète reste à venir. Febelgra souhaite renforcer la communication et le dialogue avec ses membres, lancer la concertation avec les différents acteurs de l’écosystème élargi et continuer à moderniser sa communication et son fonctionnement numériques.
Les membres joueront un rôle actif à cet égard. La fédération souhaite mieux comprendre les défis qu’ils anticipent à l’horizon 2030, le soutien qu’ils attendent et la manière dont ils souhaitent être impliqués et informés. « Le conseil d’administration doit avoir le courage de donner une orientation, mais aussi écouter, vérifier et ajuster le cap », déclare Claes.
Le président résume le résultat de cet exercice comme une mission visant à mieux organiser et relier les forces existantes. Cela suppose aussi que Febelgra soit elle-même visible et accessible, proche de ses membres et capable de réagir rapidement. « L’ambition n’est donc pas de faire grandir Febelgra pour le simple fait de grandir, mais de créer davantage de valeur pour nos membres et d’avoir plus d’impact sur notre secteur. »