Communication sur les chantiers: bien plus qu'un simple panneau 'À vendre'
Renforcer la visibilité grâce à l'impression et à la signalétique
Du panneau immobilier à la bâche de chantier de plusieurs dizaines de mètres: les chantiers de construction constituent un marché intéressant, mais techniquement exigeant, pour les entreprises d’impression et de signalétique. En allant au-delà du panneau classique, il est possible de proposer une gamme variée d’applications. Le choix des matériaux, la résistance au vent, le montage, la distance de lecture et la durée de vie déterminent en partie si un tel projet sera réalisé de manière rentable et professionnelle.
Un chantier de construction est, par définition, un environnement temporaire. Pourtant, on accorde de plus en plus d’attention à la manière dont un tel chantier se présente au monde extérieur. Les promoteurs immobiliers souhaitent vendre des appartements, les entrepreneurs mettre en avant leur marque, les architectes montrer le résultat final et les riverains veulent savoir ce qui se passe derrière les clôtures.
Pour les imprimeurs, cela représente un marché intéressant avec une offre variée: du simple panneau immobilier sur un cadre en bois aux grandes bannières, en passant par les bâches de chantier imprimées et les panneaux de projet de grande taille présentant des visualisations architecturales.
Une offre de communication polyvalente
Ceux qui considèrent la communication de chantier comme se limitant à "l'impression d'un panneau" passent à côté d'une part importante du chiffre d'affaires potentiel. En effet, un seul projet de construction peut donner lieu à des dizaines d’applications graphiques: panneaux immobiliers et de projet, bâches de chantier, revêtements de clôtures, toiles maillées, bannières de façade, palissades de chantier, films pour fenêtres, signalétique, communication de sécurité et signalisation temporaire.
À cela s’ajoutent les applications commerciales. Citons par exemple les panneaux présentant des rendus du futur bâtiment, les informations commerciales, les codes QR redirigeant vers le site web du projet ou encore les grands visuels de façade permettant à un promoteur immobilier d’affirmer sa marque dès la phase de construction.
Ce qui est intéressant pour une entreprise d’impression et de signalétique, c’est cette combinaison. Un client qui commande aujourd’hui un panneau de chantier peut avoir besoin demain de dizaines de mètres de revêtement de clôture et, quelques mois plus tard, de communication sur les fenêtres ou les façades. La communication de chantier se prête donc parfaitement à la vente sous forme d’offre globale plutôt que d’un ensemble d’imprimés isolés.
Le support détermine la technique d’impression
Il n’existe pas de technique de production idéale unique pour la communication de chantier. L’application, la durée de vie prévue, les dimensions et le montage déterminent le choix. Pour les panneaux plats, l’impression UV et l’impression au latex constituent des options intéressantes. En fonction du parc de machines, l’impression peut se faire directement sur le panneau ou sur un film qui sera ensuite monté. Pour les tirages plus importants, le choix peut encore varier.
Parmi les matériaux de panneaux couramment utilisés, on trouve notamment le composite d’aluminium, le PVC expansé et le panneau alvéolaire. Chacun a sa place. Un panneau installé pendant quelques semaines devant une habitation ne répond pas aux mêmes exigences qu’un grand panneau de chantier exposé pendant deux ans aux intempéries, au vent et au soleil.
Pour les bannières et les bâches de chantier, on utilise principalement des bannières en PVC, du mesh et diverses alternatives de type textile ou sans PVC. Les encres à solvant, éco-solvant, latex et UV peuvent, selon le matériau et l’application, jouer un rôle à cet égard.
Le vent est un facteur important
Un aspect frappant de la communication de chantier réside dans le fait que la production graphique et la technique de construction se recoupent. Prenons l’exemple d’une bannière pleine de plusieurs dizaines de mètres carrés. D’un point de vue graphique, il s’agit peut-être d’une impression grand format relativement simple. Une fois installée, elle devient cependant une immense surface exposée au vent. Le choix entre une toile pleine et un maillage ne peut donc pas se faire uniquement sur la base de la qualité de l'image.
Pour les panneaux autoportants également, le format, la structure porteuse, les points de fixation et l'emplacement sont déterminants. Un grand panneau installé le long d'un terrain dégagé subit des forces différentes de celles qu'il subirait s'il était placé entre deux bâtiments.
Pour l’imprimeur, cela signifie que les compétences en montage sont au moins aussi importantes que celles en impression. Si l’on ne dispose pas soi-même de cette expertise, il est préférable de travailler avec des partenaires spécialisés dans le montage et de définir clairement à l’avance qui est responsable de la construction, de la fixation et de l’évaluation des conditions locales.
Résolution: plus grand ne signifie pas nécessairement plus net
La communication sur les chantiers illustre également bien une règle classique du grand format: la résolution d’impression optimale est déterminée par la distance d’observation. Un panneau immobilier lu depuis le trottoir nécessite une approche différente de celle d’une bannière de façade qui doit être visible à une centaine de mètres. Une résolution d’image extrêmement élevée pour cette dernière option entraîne surtout des fichiers lourds et des temps de traitement plus longs, sans que le passant ne remarque la différence.
Le contraste, la taille des caractères et la hiérarchie visuelle sont bien plus importants. De plus, un chantier se trouve rarement dans un environnement visuel calme. Grues de chantier, clôtures, panneaux de signalisation, véhicules, bâtiments et matériel se disputent tous l’attention. C’est pourquoi les conceptions les plus réussies sont souvent d’une simplicité frappante: un message principal, une image forte, une identité visuelle claire et un seul appel à l’action. Un numéro de téléphone, une URL ou un code QR peuvent ensuite permettre d’approfondir le message.
Un code QR? Faites le test!
Les codes QR semblent idéaux pour la communication sur les chantiers. Le passant scanne le code et accède immédiatement aux tarifs, aux plans ou aux informations commerciales. Mais un code QR qui fonctionne sans problème sur un écran d'ordinateur ne fonctionne pas automatiquement sans problème sur un chantier.
La taille, le contraste, l’angle de vue, la distance, les reflets et l’emplacement jouent tous un rôle. De plus, un code placé au bas d’une clôture peut, au bout de quelques semaines, disparaître en partie sous la boue, les matériaux ou la végétation.
Un test pratique avant la production n’est donc pas un luxe. Imprimez le code au format prévu, placez-le à une distance similaire et testez-le avec différents smartphones. Le même principe s’applique aux petits textes et aux coordonnées.
Un chantier n’est pas un showroom
Un autre piège consiste à spécifier les matériaux comme si l’application se trouvait dans un environnement intérieur contrôlé. La communication sur chantier est exposée à la pluie, aux UV, à la poussière, à la boue, au gel et à la chaleur. Les bâches bougent, les structures sont soumises à des mouvements et les panneaux peuvent être endommagés par des machines ou des travaux. C’est pourquoi la finition est importante. Pensez aux ourlets et aux œillets pour les bannières, au renforcement des points de fixation, à des fixations adaptées en nombre suffisant et à un écart correct par rapport aux bords pour les panneaux percés.
Le laminage mérite également un choix réfléchi. Toutes les impressions temporaires n’ont pas besoin d’être laminées. En revanche, pour les applications qui restent longtemps à l’extérieur ou qui sont régulièrement manipulées ou nettoyées, une protection peut s’avérer utile. La durée de vie économique du projet doit être le critère déterminant. Un produit destiné à une utilisation de trois mois n’a techniquement pas besoin d’être conçu pour durer dix ans.
Pensez modulaire
Les projets de construction évoluent constamment. Tout d’abord, un projet est annoncé. Ensuite, la commercialisation démarre. Puis apparaissent les mentions '70 % vendus', 'derniers appartements', 'appartement témoin ouvert' et enfin 'vendu'. En tenant compte de cela dès la conception, il est possible de proposer des systèmes modulaires intelligents.
Au lieu de refaire à chaque fois un panneau complet, on peut par exemple utiliser des panneaux interchangeables, des superpositions ou des éléments d'information séparés. Cela réduit les coûts pour le client tout en générant des commandes récurrentes pour l'imprimeur. Le fameux 'Vendu' apposé a posteriori sur un panneau immobilier est en réalité la forme la plus simple d’un tel système.
La durabilité entre en jeu
C’est précisément parce que la communication de chantier est temporaire que la durabilité est un sujet sensible. Une bannière de plusieurs dizaines de mètres carrés jetée après quelques mois représente un flux de matériaux considérable.
C’est là que résident des opportunités pour le secteur. Les matériaux sans PVC, les monomatériaux recyclables et les structures réutilisables gagnent en importance. Mais là encore, l’imprimeur doit se garder de faire des affirmations trop simplistes. Un matériau théoriquement recyclable ne devient intéressant que lorsque la collecte et le traitement peuvent être organisés de manière pratique.
Une offre solide peut donc aller au-delà de la simple fourniture du matériau: produire, monter, démonter, trier et, si possible, reprendre. La valeur circulaire réside alors dans les services associés à l’impression.
La réutilisation mérite également qu’on s’y attarde. Les cadres, les poteaux, les contrepoids et certains systèmes de fixation ne doivent pas nécessairement être mis au rebut après chaque projet. Si l’on conçoit le système dès le départ en vue de son démontage, une partie considérable peut être réutilisée.
Vente de mètres carrés et de services
Pour les entreprises d’impression et de signalétique, l’attrait de ce marché ne réside finalement pas uniquement dans le nombre de mètres carrés. La valeur ajoutée naît lorsque la production est associée à des services. Cela commence par une visite de chantier et un relevé des mesures. Viennent ensuite le conseil en matériaux, le prépresse, la production, la construction, le transport et le montage. Au cours d’un projet de construction, des modifications ou des remplacements peuvent ensuite s’avérer nécessaires. À la fin des travaux, tout doit être démonté.
Ainsi, le modèle économique passe d’un prix au mètre carré d’impression à un prix pour un service de communication complet pendant toute la durée d’un projet de construction. C’est plus intéressant sur le plan commercial et cela rend en outre la comparaison avec un discounter en ligne beaucoup plus difficile.
Liste de contrôle pour l’imprimeur
- Avant d’envoyer un devis pour la communication de chantier, il est utile de vérifier au moins les points suivants.
- Application: panneau, clôture, façade, fenêtre ou structure autonome?
- Durée de vie: quelques semaines, quelques mois ou plusieurs années?
- Distance de vision: elle détermine notamment la typographie, le niveau de détail et la résolution d’image requise.
- Exposition aux intempéries: tenir compte du soleil, de la pluie et surtout du vent dans le choix des matériaux et du mode de fixation.
- Support et structure: sur quoi et comment le produit sera-t-il fixé?
- Finition: ourlets, œillets, laminage, perçages, profilés ou renforts.
- Montage: qui procède au montage, avec quel système, et qui évalue la sécurité structurelle?
- Mise à jour: faut-il pouvoir modifier ultérieurement les prix, le statut de vente ou d’autres données?
- Planification: quand peut-on accéder au chantier en toute sécurité et qui coordonne cela?
- Fin de vie: démontage, réutilisation, reprise ou recyclage?