Igepa étudie le transport fluvial comme alternative au transport du papier
Le distributeur de papier Igepa a lancé un projet pilote dans le cadre duquel le papier sera transporté du Portugal à Aalter par une combinaison de transport maritime à courte distance et de navigation intérieure. L'entreprise souhaite ainsi déterminer dans quelle mesure le transport par voie d'eau peut constituer une alternative viable au transport routier traditionnel entre le port d'Anvers et son site d'Aalter.
La livraison test, prévue pour le 8 juin, comprend 12 conteneurs de 40 pieds avec un total d'environ 300 tonnes de papier du producteur portugais The Navigator Company. La cargaison sera transportée par bateau jusqu'à Anvers, puis acheminée vers le Centre régional de transbordement (ROC) d'Aalter par un service de barges. De là, les conteneurs seront transportés par étapes jusqu'aux installations d'Igepa.
Logistique internationale
"Chaque camion que nous pouvons retirer de la route est bénéfique : pour la mobilité, pour le climat et pour notre chaîne d'approvisionnement", déclare Bram Lernout, PDG d'Igepa. "Aalter dispose d'un emplacement logistique solide, avec des parcs d'activités qui sont directement reliés au canal. Il y a aussi le Centre régional de transbordement (ROC) d'Aalter. Il conviendrait d'en tirer davantage parti. Ce projet montre que l'ancrage local et la logistique internationale peuvent parfaitement aller de pair."
Selon Igepa, cette approche logistique peut à terme remplacer une partie des trajets actuels en camion. L'entreprise souligne que les futures expéditions pourraient comprendre jusqu'à 27 conteneurs par envoi.
Plusieurs partenaires logistiques collaborent à la réalisation de ce test. WEC Lines s'occupe du transport maritime à courte distance entre le Portugal et Anvers, tandis que Delcatrans est responsable du transport par barges entre Anvers et Aalter. Le transbordement à Aalter s'effectue via l'infrastructure de ROC Aalter.
Impact environnemental et avantages opérationnels
Selon les calculs d'Igepa, l'itinéraire choisi réduirait considérablement le nombre de kilomètres parcourus par la route pour cette cargaison spécifique. Alors que les arrivées traditionnelles en provenance d'Anvers représentent 1 920 kilomètres de transport routier aller-retour, ce nombre serait limité à 72 kilomètres via le ROC Aalter. Les émissions de CO2 diminueraient également de moitié, selon l'entreprise.
Outre l'impact sur l'environnement, Igepa voit également des avantages opérationnels potentiels. L'organisation d'une partie du transport par voie fluviale pourrait réduire la dépendance à l'égard du trafic routier et la congestion autour du port d'Anvers. L'entreprise estime que cela pourrait améliorer la prévisibilité de la chaîne logistique.
L'initiative est conforme à l'ambition flamande d'augmenter la part du transport de marchandises par barge et par rail. Dans le plan d'action flamand pour la navigation intérieure, un nouveau transfert des flux de transport au détriment de la route est considéré comme un objectif clé.
"Une analyse minutieuse de cette livraison test sera effectuée avec toutes les parties concernées. Notre intention est de créer les conditions adéquates pour que les livraisons par voie de navigation intérieure puissent également être mises en place de manière structurelle là où c'est possible", conclut Bram Lernout.
