Le VIGC réunit géopolitique, développement durable et cybersécurité lors du Congrès
Comment une entreprise du secteur graphique peut-elle maintenir le cap dans un environnement où les matières premières, la technologie et le marché du travail sont en constante évolution ? Le centre d’innovation VIGC souhaite apporter quelques réponses à cette question le jeudi 29 octobre lors du Congrès à Anvers. Au programme : géopolitique, production circulaire, culture d’entreprise et cybersécurité, entre autres.
Sous la devise « L’homme, la technologie et la stratégie en mouvement », le VIGC réunira le 29 octobre quatre intervenants et cinq entrepreneurs au Vestar à Anvers. Cette fois-ci, la technologie sera explicitement mise en relation avec les défis plus larges auxquels sont confrontés aujourd’hui les entrepreneurs du secteur graphique.
Ainsi, le professeur David Criekemans, de l’Université d’Anvers, ouvrira le congrès par une analyse des changements géopolitiques qui touchent également l’industrie graphique européenne. Les flux de matières premières, la politique commerciale et les tensions internationales ont en effet des répercussions sur l’approvisionnement et les chaînes d’approvisionnement.
De la durabilité à l'action concrète
La durabilité occupera également une place prépondérante. Bjorn van Hamond, directeur de l’innovation chez RPI Print, examinera comment la transition vers la durabilité peut se traduire concrètement dans l’industrie de l’impression. La question centrale sera de savoir quelles mesures les entreprises graphiques peuvent d’ores et déjà prendre pour s’orienter vers une production circulaire et comment en mesurer l’impact.
Cette perspective pratique sera approfondie lors de la table ronde des entrepreneurs intitulée « De l’expérimentation à l’impact ». Pieter De Buyser (NXTGN), Carl Van Rooy (VIGC), Christophe Krekels (VISIX), Stephanie De Coker (Albe De Coker) et Dries Leyzen (Autajon) y partageront leurs expériences du secteur.
Un autre point sensible pour de nombreuses entreprises graphiques est le recrutement et la fidélisation des collaborateurs. Tim Berghmans, d’Amazing Cultures, abordera donc la culture d’entreprise comme un avantage concurrentiel potentiel sur un marché du travail où les entreprises graphiques doivent rivaliser avec de nombreux autres secteurs industriels pour attirer des profils techniques et autres.
Le facteur humain dans la cybersécurité
Pour le discours de clôture, le VIGC invite à Anvers Inti De Ceukelaire, hacker éthique et auteur. Au cours d’une session de 75 minutes, il abordera la vulnérabilité numérique et, surtout, le facteur humain derrière les cyberattaques. L’accent sera ainsi déplacé de la cybersécurité, considérée comme un simple problème informatique, vers les enseignements que les dirigeants d’entreprise peuvent eux-mêmes en tirer.
Selon Jos Steutelings, directeur du VIGC, le programme répond aux questions qui préoccupent actuellement les entrepreneurs du secteur graphique. « Comment rester rentable alors que les matières premières deviennent plus chères, comment protéger mon entreprise sur le plan numérique et comment trouver les bonnes personnes ? », résume-t-il. Selon M. Steutelings, le congrès ne vise pas seulement à esquisser des scénarios d’avenir, mais surtout à apporter des réponses concrètes.
Lors du Congrès, toutes les présentations seront données en néerlandais cette année.