Le Dienstencentrum propose aux entreprises graphiques un parcours vers la certification NIS2
Le Dienstencentrum néerlandais est désormais officiellement revendeur de « Samen Digitaal Veilig ». L’organisation souhaite ainsi aider les entreprises du secteur des arts graphiques, de l’impression et de la signalétique à porter leur sécurité numérique à un niveau vérifiable. Cela devient de plus en plus pertinent maintenant que les grands donneurs d’ordre, sous l’influence de la réglementation européenne NIS2, examinent également la cybersécurité de leurs fournisseurs.

Pour bon nombre d’entreprises graphiques, la directive NIS2 semble à première vue ne pas les concerner. En effet, de nombreuses imprimeries, entreprises d’impression, fabricants d’enseignes et sociétés de publipostage ne relèvent pas directement de cette directive. Pourtant, dans la pratique, elles peuvent bel et bien y être confrontées.
La raison tient à la chaîne d’approvisionnement. Les organisations soumises à la directive NIS2 doivent également veiller à la sécurité numérique de leurs fournisseurs. Les entreprises graphiques qui travaillent, par exemple, pour des administrations publiques, des institutions financières, des organismes de santé ou des entreprises du secteur de l’énergie peuvent donc être amenées à démontrer comment elles gèrent la cybersécurité.
Des mesures à la preuve
Le Centre de services adhère donc à « Samen Digitaal Veilig », un partenariat à but non lucratif réunissant plus d’une centaine d’organisations sectorielles, d’acteurs du savoir et du marché. L’organisation patronale néerlandaise du secteur graphique, la KVGO, a elle aussi opté précédemment pour cette plateforme.
Grâce au Dienstencentrum, les entreprises ont accès à la plateforme et bénéficient d’un accompagnement pour améliorer progressivement leur sécurité numérique. Elles peuvent ainsi se préparer à l’obtention de la certification dite « NIS2 Supply Chain ».
Cette certification a été spécialement conçue pour les PME et comprend trois niveaux : SC10 Basic, SC20 Substantial et SC30 High. Une entreprise n’est donc pas obligée de suivre d’emblée le parcours le plus exigeant, mais peut commencer à un niveau adapté à son propre profil de risque et aux attentes de ses clients.
Ce dernier point est sans doute l’aspect le plus intéressant pour les entreprises du secteur graphique. La cybersécurité passe ainsi d’une question essentiellement technique liée à l’informatique à une compétence d’entreprise démontrable. Ceux qui travaillent pour de grands donneurs d’ordre devront de plus en plus souvent prouver que leurs processus, leurs systèmes et leurs données sont suffisamment protégés.
Une alternative au parcours ISO
Selon Remco Glashouwer, du Dienstencentrum, il ne s’agit d’ailleurs pas seulement de se conformer à la législation. « En fin de compte, il ne s’agit pas uniquement de législation, d’application de la loi ou d’exigences des donneurs d’ordre. Les cybermenaces se multiplient et, de ce fait, la sécurité numérique devient tout simplement une condition préalable à l’exercice professionnel de toute activité », affirme-t-il.
Cette approche vise avant tout à réduire les obstacles, notamment pour les petites entreprises. Les entreprises peuvent prendre des mesures concrètes sans devoir immédiatement se lancer dans un processus de certification complexe tel que l’ISO 27001.
La certification NIS2 Supply Chain a été développée par la Fondation pour l’innovation en matière de qualité (Stichting Kwaliteitsinnovatie) et est notamment proposée par l’intermédiaire de « Samen Digitaal Veilig ».